#UnPictoParJour : la grue japonaise en origami

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#UnPictoParJour : le squelette pour Halloween

Brrr… #UnPictoParJour ouvre ses portes aux pour (toutes mes excuses auprès des professionnels de santé pour les inexactitudes anatomiques…). A retrouver sur le site de #UnPictoParJour !

#UnPictoParJour : butiner pour enrichir sa vision du monde

Ma première planche en duo de avec l’excellente ! On vous laisse joyeusement dans notre ! A retrouver sur le site de #UnPictoParJour.

The story behind the poster #LIBER2017

Il y a deux mois, Cécile Swiatek et Nathalie Clot (responsables des commissions Pédagogie et documentation et Métiers et compétences de l’ADBU) m’ont proposé de réaliser un poster pour l’ADBU afin de relayer les actions menées par les BU autour de la transformation numérique de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Présenté au congrès de LIBER à Patras en Grèce (où il a gagné un prix, yeay, merci #liber2017!), il va bientôt partir en Pologne au congrès de l’IFLA.

Pendant quelques semaines j’ai donc « redécoré » l’entrée de mon appartement 😉 et quand Cécile m’a demandé d’évaluer le temps que j’y avais passé, je dirais que j’ai globalement passé entre 70 et 80 heures tout compris sur ce poster. Un beau challenge !

La préparation

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  • entretiens avec Cécile Swiatek pour définir les grandes lignes du poster (et éviter de raconter des bêtises)
  • lecture et prise de notes : référentiel du CNNum, padlet, texte soumis à LIBER et à l’IFLA. Ces documents étant extrêmement bien faits, j’y ai trouvé toutes mes idées principales
  • choix de 3 grandes étapes : 1/ contexte, 2/ atelier de décembre, 3/ et après ? et de poser les questions « à la façon d’une recherche documentaire » : quoi, qui, quand, où, pourquoi, comment, combien
  • mapping d’idées (en français)
  • trame au crayon papier sur mon brouillon (90 cm de large sur 1 mètre 40 de haut)
  • traduction de ces idées en anglais sur des post-its et répartition des post-its sur ma trame (Linguee et Wordreference, mes meilleurs amis, I love you guys!). Principe de une idée par post-it

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La version définitive

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  • j’ai essayé de porter une attention particulière aux erreurs que j’avais pu commettre lors de mon premier grand format : celui-ci est certes loin d’être parfait mais je me suis quand même grandement améliorée (heureusement me direz-vous…)
  • choix des couleurs : bleu et jaune (couleurs de l’Europe et donc de LIBER), hormis pour le logo de l’ADBU
  • choix des polices : distinctes pour la bannière / les 3 étapes / les grandes questions : why, who,… puis écriture simple en capitales et police « bold » pour certains mots-clefs afin de les mettre en valeur
  • j’ai tracé l’ensemble du visuel au crayon papier avant d’attaquer avec mes feutres (Pentel touch pour l’écriture et les pictos, Neuland, Tombow pour le reste)

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Et le voilà parti comme un grand garçon pour de grandes aventures en Europe… Merci Cécile de l’avoir aussi bien défendu à Patras !

Pour aller plus loin :

Article sur sup-numerique.gouv.fr

 

 

Du grand format, des erreurs et beaucoup de bienveillance

Samedi 4 mars avait lieu la journée portes ouvertes de l’Université Paris Descartes. Pour l’occasion, les BU proposaient visites, interventions en amphi, petit-déj’ et…facilitation graphique. Après le succès du concours « Sketchnotez une procédure » auprès de mes collègues en début d’année, on m’a laissé le champ libre pour réaliser une représentation visuelle en grand format des services offerts par les BU auprès des étudiants. Le tout réalisé en direct pendant la journée et filmé par une équipe du service de la communication de l’université pour être diffusé sur les écrans du hall d’accueil et dans les amphis entre les présentations des filières (plus de 7000 personnes sont venues à la JPO, c’est un  peu impressionnant quand on y réfléchit).

C’est mon premier grand format. Je me donne le droit que ce ne soit pas parfait. Et ce n’est pas parfait. C’en est même très loin. Dès que je l’ai terminé – malgré 8h à travailler dessus le jour même et 3h de préparation la veille – j’en ai vu tous les défauts. Je me suis sentie à la fois crevée, contente de l’avoir fait, frustrée de ne pas l’avoir terminé et déçue qu’il ne soit pas comme je l’imaginais. Et des défauts, j’en vois des nouveaux à chaque fois que je le regarde. Mais, en fait, je l’aime bien avec toutes ses imperfections car j’y ai mis de l’énergie, du cœur et que je sais qu’il va m’apprendre plein de choses pour les prochains qui viendront. Eux aussi seront pleins d’erreurs, pleins de belles erreurs. En fait, je voudrais leur dire merci à toutes ces erreurs car ce sont elles qui me font progresser, qui me font prendre de la hauteur sur ce que je produis et, surtout, qui me font lutter contre ma tendance constante au perfectionnisme. Ça ne sera jamais parfait et après tout, pourquoi pas ? C’est rassurant, non, de savoir que l’on a toujours la possibilité de progresser ?

Donc, pour la prochaine fois, parce que ce serait bien de faire des erreurs différentes ;), je me suis listé quelques points d’attention :

  • penser en amont à l’harmonie typographique : j’avais esquissé ma bannière de titre mais pas le reste et comme j’étais un peu stressée, je n’ai pas été très inspirée sur le moment
  • penser également à l’harmonie des couleurs : je pense que j’aurais dû m’en tenir à 4-5 couleurs, pas plus. Je les ai mises un peu à l’arrache à la fin sans vraiment visualiser le rendu final
  • mieux gérer mon temps (ça, je sais que ne vais pas le réussir du jour au lendemain) car il m’a manqué deux bonnes heures pour vraiment terminer
  • avoir plus conscience que la facilitation graphique ou le scribing ce n’est pas « juste » du sketchnoting version grand format. Pour ma part, c’en est même assez éloigné : la posture est totalement différente (horizontal vs vertical), du coup le champ de vision est lui aussi différent (pas de vision globale quand on travaille dessus). De plus, ma zone de confort en termes d’écriture et de dessin se situe dans le petit format et pas dans le grand donc, là aussi, il a fallu que je m’adapte
  • enfin, parvenir à intégrer tous les éléments de la commande (j’en avais une qui avait été validée en amont par la direction) sans pour autant surcharger (parvenir  à faire des choix sans pour autant trahir le propos ou « zapper » des éléments…)

Ça a été une formidable expérience et, pour cela, je remercie vivement mes collègues qui se sont démenés pour que que je puisse le faire. Et pour ma part, j’accueille mes erreurs car, comme le dit James Joyce, elles “sont les portes de la découverte.”

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